France : plus de 400 hôtels disparaissent chaque année, quels impacts pour les hôteliers ?
Chaque année, plus de 400 hôtels ferment en France, obligeant hôteliers et investisseurs à repenser leur stratégie.

Le parc hôtelier français subit une contraction structurelle préoccupante. Chaque année, près de 425 établissements ferment, retirant environ 9 000 chambres du marché. Si les ouvertures continuent (147 hôtels créés annuellement), elles ne compensent pas les pertes. Cette dynamique, accentuée dans les petites villes et zones rurales, pose des enjeux stratégiques majeurs pour les dirigeants, investisseurs et asset managers : maintien de l’offre, valorisation des actifs et adaptation aux besoins du marché.
Fermetures et disparités territoriales : un marché en mutation
La France connaît une nette divergence entre zones urbaines et rurales. Les grandes métropoles, comme Paris ou Lyon, voient un gain net de chambres grâce aux nouvelles ouvertures et aux repositionnements, tandis que les petites villes et zones rurales subissent la majorité des fermetures, représentant près de 36 % des pertes annuelles. Ces fermetures révèlent des fragilités structurelles et économiques, liées à la rentabilité insuffisante, aux difficultés de transmission et à l’adaptation limitée aux attentes des clients modernes.
Enjeux stratégiques pour les décideurs hôteliers
Pour les exploitants et investisseurs, cette tendance impose une stratégie proactive et différenciée selon la localisation.
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Zones urbaines : optimiser la rentabilité par chambre, renforcer les services annexes (restauration, séminaires) et tirer parti de la demande croissante.
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Zones rurales : consolider ou repositionner les établissements pour préserver la valeur patrimoniale et éviter la disparition définitive d’actifs.
Le suivi des tendances territoriales et la planification d’investissements ciblés sont essentiels pour limiter les pertes et maintenir un parc hôtelier équilibré et compétitif.
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