Vers la dispersion des actifs hôteliers de la Financière Immobilière Bordelaise
La Financière Immobilière Bordelaise pourrait céder ses hôtels de prestige pour restructurer sa dette et sécuriser ses actifs.

La Financière Immobilière Bordelaise (FIB), holding immobilière bordelaise fondée par Michel Ohayon en 1996, est au cœur d’un changement structurel majeur de son portefeuille hôtelier. Incapable de faire face à ses échéances financières et placée en redressement judiciaire, la holding doit envisager la cession de tout ou partie de ses actifs hôteliers estimés à plus de 500 millions d’euros pour assurer sa survie financière et satisfaire ses créanciers.
Historiquement, la FIB avait constitué un portefeuille prestigieux — notamment l’Intercontinental Grand Hôtel de Bordeaux, le Waldorf Astoria Trianon Palace à Versailles et le Sheraton de Roissy-CDG — acquis par un fort recours à l’endettement. Cependant, la charge de la dette combinée à des performances locatives insuffisantes a fragilisé la structure, conduisant le tribunal à rejeter un plan de redressement jugé peu fiable sur l’évaluation des actifs.
La stratégie de renégociation de dette et la cession antérieure d’immeubles commerciaux et d’un hôtel particulier à Paris n’ont pas suffi à stabiliser la situation. Le processus actuel de mise sur le marché des hôtels de prestige vise à optimiser la valorisation des actifs dans un contexte où l’immobilier hôtelier, surtout haut de gamme, reste attractif pour les acquéreurs institutionnels ou fonds spécialisés.
Pour les opérateurs, investisseurs et asset managers, ce scénario illustre une dynamique financière où les actifs hôteliers de premier plan deviennent des leviers de restructuration. Cela pourrait conduire à une dispersion du portefeuille si des ventes séparées attirent des acquéreurs différents, plutôt qu’une cession groupée, avec des implications sur l’exploitation future de ces établissements.
