Créer un espace bien-être dans son hôtel : guide complet, erreurs à éviter et données réelles de rentabilité

En France, la grande majorité des établissements classés ne disposent d’aucune offre bien-être structurée : ni spa, ni sauna, ni jacuzzi.
Chaque jour, ces hôtels accueillent pourtant des clients disposés à payer davantage pour ce type d’expérience. Des clients susceptibles de prolonger leur séjour, d’augmenter leur panier moyen, ou de revenir plus régulièrement.
La création d’un espace bien-être n’est pas réservée aux établissements de luxe. Elle constitue aujourd’hui une décision stratégique accessible, sous réserve d’une conception rigoureuse et alignée avec les usages réels de la clientèle.
Selon le Baromètre du Spa SRHC (2020), seuls 5 % des hôtels classés en France disposent d’un espace bien-être structuré, sur un total de près de 13 000 établissements.
Entre les hôtels équipés et les autres, l’écart révèle un potentiel de valorisation encore largement inexploité.
Pourquoi créer un espace bien-être dans son hôtel ?
Un marché du bien-être en forte croissance, encore sous-exploité en hôtellerie
Le marché du spa et du bien-être en France représente entre 2,5 et 3,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel, avec une croissance moyenne estimée à environ 6 % par an.
La France compte plus de 9 000 établissements spécialisés, ce qui la positionne au 4ᵉ rang mondial.
Source : Xerfi, Le marché des espaces bien-être à l’horizon 2030 (2025) ; Atout France
Pour autant, le secteur hôtelier reste très en retrait.
Selon le Baromètre du Spa 2020 (SRHC Hospitality Consulting) — basé sur l’analyse de 78 à 100 spas hôteliers en France — seulement 5 % des hôtels classés disposent d’un espace bien-être structuré (spa, cabines de soins, parcours bien-être).
Le parc hôtelier français compte pourtant 12 998 établissements classés.
Source : Baromètre du Spa 2020, SRHC Hospitality Consulting / INSEE
La concentration est fortement orientée vers le haut de gamme :
● 66 % des hôtels 5 étoiles équipés
● 17 % des hôtels 4 étoiles équipés
Côté clientèle, le signal est également clair : 80 % des clients d’hôtels haut de gamme considèrent la présence d’un spa comme un critère important ou attendu. (Coach Omnium / SRHC).
Écart structurant à retenir : 66 % des hôtels 5 étoiles équipés vs 5 % seulement du parc global. Cela traduit une opportunité de différenciation encore largement disponible sur le marché hôtelier.
Le client bien-être : un levier de chiffre d’affaires et de fidélisation
Selon le Global Wellness Institute, le tourisme de bien-être correspond à tout séjour durant lequel le voyageur cherche à améliorer ou maintenir son bien-être (spa, relaxation, thalasso, activités wellness intégrées).
Deux typologies de clients coexistent :
● les clients “primaires”, qui choisissent leur destination pour l’offre bien-être
● les clients “secondaires”, qui consomment des services bien-être en complément de leur séjour
Pour l’hôtellerie, c’est ce second segment qui est le plus stratégique.
Un espace bien-être visible, accessible et bien intégré dans l’offre hôtelière est systématiquement activé par la clientèle existante.
Les impacts mesurés sont significatifs :
● +53 % de dépenses moyennes à l’international
● jusqu’à +178 % en tourisme domestique (Global Wellness Institute)
6 leviers de performance pour un hôtel
Un espace bien-être hôtelier ne se justifie pas par effet de tendance, mais par des objectifs économiques et opérationnels mesurables.
1. Élargir la clientèle hôtelière
Couples, familles, seniors, clientèle affaires : le spa agit comme un levier d’attractivité sur des segments additionnels.
2. Allonger la durée moyenne de séjour
Un espace bien-être constitue un facteur direct de prolongation de séjour (nuitée supplémentaire, week-end étendu).
3. Désaisonnaliser l’activité
Un spa intérieur permet une exploitation continue toute l’année, indépendamment de la saisonnalité touristique.
4. Augmenter le revenu par client
Un spa hôtelier génère en moyenne :
● 50 000 à 100 000 € de chiffre d’affaires par cabine de soins / an
● 1 000 à 2 000 € de CA par m² / an
Source : SRHC Hospitality Consulting
5. Développer la clientèle locale
La clientèle externe peut représenter jusqu’à 50 % des revenus d’un spa hôtelier, notamment en semaine et en basse saison.
Source : L’Hôtellerie Restauration / SRHC, Baromètre du Spa 2020
6. Créer un revenu à coûts fixes maîtrisés
Une fois l’investissement amorti, chaque usage additionnel génère une contribution marginale élevée, sans coût proportionnel significati
Quels équipements pour un espace bien-être hôtelier attractif ?
Une fois les enjeux commerciaux d’un espace bien-être en hôtel posés, l’étape suivante consiste à objectiver les choix d’équipements : investissement initial, coûts d’exploitation et valeur générée pour l’établissement.
L’objectif n’est pas d’empiler des installations, mais de construire un parcours bien-être cohérent, exploitable et rentable.
Comparatif des équipements : coûts et bénéfices en hôtellerie
Les coûts de fonctionnement présentés ci-dessous correspondent à un usage professionnel d’environ 10 heures par jour.
Ils diffèrent fortement des usages résidentiels et doivent être intégrés dans tout prévisionnel d’investissement hôtelier.
Sources : SRHC Hospitality Consulting (coûts de construction) ; L’Hôtellerie Restauration (données techniques sauna 7,5 kW et hammam 10 kW sur usage hôtelier 10h/jour)

La logique clé : penser en parcours bien-être hôtelier, pas en équipements isolés
Dans un projet d’espace spa hôtelier, la performance ne dépend pas uniquement des équipements installés, mais de leur articulation dans un parcours client cohérent.
Le parcours chaud-froid (sauna ou hammam → bain froid → douche sensorielle → espace de relaxation) s’impose aujourd’hui comme une expérience à forte valeur perçue :
● très recherchée par la clientèle loisirs et business
● facilement valorisable en communication hôtelière
● forte viralité sur les usages digitaux et réseaux sociaux
Dans de nombreux projets, un module compact combinant sauna, bain froid et espace de repos suffit à créer une véritable différenciation. C’est souvent le socle de départ recommandé dans une logique d’investissement progressif.
Adapter les équipements à la typologie de clientèle hôtelier
Il n’existe pas de configuration standard en hôtellerie. Le choix des équipements doit être directement aligné avec le positionnement et la clientèle cible de l’établissement.
● Clientèle affaires : espace fonctionnel, calme, accès optimisé tôt le matin. Sauna et bain froid pour récupération et performance.
● Couples : expérience immersive, intimité, privatisation possible. Jacuzzi, espace détente, soins.
● Familles : sécurité, lisibilité des usages, accessibilité PMR. Jacuzzi adapté, signalétique claire.
● Seniors : confort thermique, accessibilité simplifiée. Hammam, bain à remous, zones de repos.
● Sportifs : logique de récupération physique. Sauna, bain froid, douche sensorielle.
Ce travail d’analyse de la clientèle hôtelière et de ses usages bien-être est systématiquement structuré en amont de projet. Il conditionne directement le niveau d’utilisation réelle de l’espace.
l’enjeu n’est pas l’équipement, mais l’usage réel
Le choix des équipements ne peut être dissocié de la stratégie d’exploitation de l’hôtel.
Un espace bien-être performant est un espace :
● utilisé régulièrement par les clients hébergés
● attractif pour la clientèle extérieure
● cohérent avec la capacité d’exploitation de l’établissement
Avant d’optimiser l’investissement, il est donc essentiel de sécuriser la logique d’usage.
Les erreurs à éviter lors de la création d’un espace bien-être en hôtel
Dans les projets d’espace bien-être en hôtellerie, les erreurs les plus coûteuses ne surviennent pas en phase de travaux, mais en amont, dès la conception stratégique.
Une mauvaise anticipation des flux, des coûts d’exploitation ou des contraintes réglementaires peut impacter durablement la rentabilité de l’investissement.
Voici les cinq erreurs les plus fréquemment observées sur le marché hôtelier.
Erreur n°1 – Négliger le parcours de l’eau et les contraintes techniques
Dans un spa hôtelier, la gestion de l’eau constitue un système technique central. Son circuit doit être pensé dès la phase de conception : filtration, désinfection, régulation thermique et gestion des flux entrants/sortants.
Une installation mal dimensionnée entraîne des surcoûts d’exploitation et des risques sanitaires significatifs.
En France, l’arrêté du 1er février 2010 impose un suivi strict de la légionelle pour tout équipement impliquant de l’eau chaude sanitaire au-delà de 30 °C. Cette exigence réglementaire structure directement la conception des espaces bien-être.
Source : Arrêté du 1er février 2010 relatif à la surveillance des légionelles dans les installations d’eau chaude sanitaire
Une conception hydraulique insuffisamment anticipée peut transformer un espace bien-être en centre de contraintes opérationnelles quotidiennes. Ce point doit être traité avant toute sélection d’équipements.
Erreur n°2 – Sous-estimer le parcours client en hôtellerie
Le parcours client regroupe l’ensemble des points de contact dans l’espace bien-être : accès, vestiaires, casiers, transitions entre zones, signalétique et espaces de repos.
Lorsque cette expérience est mal structurée, la qualité perçue chute, même si les équipements sont haut de gamme.
Exemples fréquents en hôtellerie :
● manque de fluidité entre sauna et jacuzzi
● absence de repères clairs dans les vestiaires
● zones froides mal anticipées
● signalétique insuffisante sur les protocoles d’hygiène
Chaque friction impacte directement la satisfaction client et la réputation en ligne (avis Google).
Un espace bien-être hôtelier performant doit être conçu comme une extension de l’expérience hôtelière globale : fluide, intuitif et cohérent avec le positionnement de l’établissement.
Erreur n°3 – Sous-estimer les coûts énergétiques d’exploitation
Les coûts d’exploitation énergétique sont fréquemment sous-évalués dans les business plans hôteliers.
À titre indicatif :
● un sauna en fonctionnement hôtelier (10h/jour) : 30 à 35 € / jour
● un hammam : 40 à 45 € / jour
Sur une base mensuelle :
● sauna : 900 à 1 050 €
● hammam : 1 200 à 1 350 €
Ces écarts proviennent souvent d’une confusion avec les usages résidentiels, beaucoup moins intensifs.
Source : L’Hôtellerie Restauration, forum professionnel (données techniques sauna 7,5 kW et hammam 10 kW sur usage 10h/jour)
Un pilotage énergétique optimisé (programmation, récupération de chaleur, gestion des cycles) doit être intégré dès la conception pour maîtriser le coût au m² exploité.
Erreur n°4 – Négliger l’accessibilité PMR et les usages élargis
L’accessibilité des personnes à mobilité réduite (PMR) constitue une obligation réglementaire pour les établissements recevant du public (ERP).
Mais au-delà de la conformité, elle représente un levier de performance commerciale :
● clientèle senior en croissance
● fréquentation hors saison
● allongement des périodes d’exploitation
Les éléments structurants incluent :
● largeurs de circulation adaptées (≥ 90 cm)
● cheminements sécurisés
● signalétique lisible
● ergonomie des équipements
Une adaptation tardive génère des coûts de correction significativement supérieurs à une intégration en phase de conception.
Erreur n°5 – Concevoir un espace pour l’inauguration plutôt que pour l’exploitation
Un espace bien-être peut être performant à l’ouverture, mais devenir contraignant à l’usage si l’exploitation quotidienne n’a pas été anticipée.
Les points critiques concernent notamment :
● accessibilité technique des équipements
● résistance des matériaux à l’humidité et au chlore
● facilité de nettoyage et maintenance
● organisation des espaces pour le personnel
● documentation opérationnelle claire
Un spa hôtelier rentable est avant tout un espace utilisé régulièrement, pas uniquement un espace valorisable visuellement.
La logique d’exploitation doit primer sur la logique esthétique.
Ces cinq erreurs partagent un même facteur clé : elles se corrigent difficilement une fois le projet engagé.
C’est précisément sur cette phase amont que se joue la performance d’un espace bien-être hôtelier : arbitrages techniques, modèle économique, expérience client et contraintes réglementaires.
Rentabilité d’un espace bien-être hôtelier : les données du marché
La question de la rentabilité constitue le premier niveau d’analyse pour tout projet d’espace bien-être en hôtellerie. Les données ci-dessous reposent exclusivement sur des sources professionnelles du secteur hôtelier français et permettent d’objectiver les performances économiques d’un spa en hôtel.
Indicateurs clés du spa hôtelier en France
Les principaux ratios de performance observés sur le marché sont les suivants :

Lecture stratégique des performances
Ces données confirment une réalité économique structurante pour les établissements hôteliers.
La marge opérationnelle de 15 à 20 % correspond à la performance avant amortissement, intégrant les charges d’exploitation (personnel, énergie, consommables). Elle ne doit donc pas être confondue avec la rentabilité globale du projet.
Selon les analyses SRHC Hospitality Consulting, un spa hôtelier correctement conçu peut générer :
● entre 1 000 et 2 000 € de chiffre d’affaires au m² par an
● jusqu’à 100 000 € par cabine de soins et par an
Ces niveaux de performance permettent, dans un modèle équilibré, d’atteindre une rentabilité opérationnelle sur une période de 18 à 36 mois.
Point critique : la clientèle locale
Un facteur de performance reste systématiquement sous-estimé dans les projets hôteliers : l’ouverture à la clientèle extérieure.
Les données du secteur indiquent que cette clientèle peut représenter jusqu’à 50 % du chiffre d’affaires d’un espace bien-être hôtelier. Elle constitue souvent le levier principal de passage d’un modèle “amortissement lent” à un modèle rentable.
Synthèse stratégique
La performance d’un espace bien-être en hôtel ne dépend pas uniquement de sa taille ou de son niveau d’équipement. Elle repose principalement sur trois facteurs structurants :
● le bon dimensionnement du projet
● l’intégration des coûts d’exploitation dès la conception
● l’ouverture à une clientèle élargie (notamment locale)
Un espace bien-être compact mais correctement calibré peut ainsi atteindre son équilibre économique en moins de deux ans.
Checklist projet – Création d’un espace bien-être en hôtel
Un cadre opérationnel pour structurer un projet d’espace bien-être hôtelier, de la phase de cadrage à la mise en exploitation.
12 étapes clés à valider
- Définition des objectifs du projet (expérience client, chiffre d’affaires, désaisonnalisation)
- Identification de la clientèle cible et de ses attentes bien-être
- Analyse de la surface disponible et des contraintes architecturales
- Sélection des équipements selon le parcours d’expérience souhaité
- Intégration des exigences d’accessibilité PMR dès la conception
- Conception du circuit de l’eau et conformité sanitaire (dont gestion légionelle)
- Traitement des ambiances : acoustique, lumière, matériaux adaptés à l’humidité
- Évaluation des coûts d’exploitation réels (énergie, maintenance, personnel)
- Intégration des solutions d’optimisation énergétique dès la conception
- Planification des travaux en période adaptée ou choix d’une solution sans génie civil
- Organisation de la formation des équipes aux protocoles d’exploitation et sanitaires
- Définition de la stratégie de tarification et d’ouverture à la clientèle externe
Cette checklist constitue une base de structuration pour les décideurs hôteliers engagés dans un projet d’espace bien-être.
Elle est systématiquement utilisée comme support de cadrage lors des premiers échanges afin d’identifier les priorités, les contraintes techniques et le potentiel de valorisation de l’établissement.
Pourquoi faire appel à Kogis pour votre projet d’espace bien-être ?
Kogis est une entreprise française spécialisée dans la conception et la réalisation d’espaces aquatiques sur mesure, avec une expertise dédiée au secteur de l’hôtellerie, de l’hôtellerie de plein air et des collectivités. Elle accompagne les établissements souhaitant créer un espace bien-être hôtelier performant, sans complexité opérationnelle ni surdimensionnement technique.
Son positionnement repose sur une approche orientée performance d’exploitation et expérience client, avec un objectif clair : transformer un projet de spa ou d’espace bien-être en levier de chiffre d’affaires, de différenciation et d’attractivité hôtelière.
Ce qui différencie Kogis ne tient pas uniquement à la dimension technique ( bien que maîtrisée ) mais à la méthodologie de conception. L’entreprise ne propose pas de catalogue standardisé. Elle structure chaque projet autour d’une analyse des usages et des enjeux hôteliers : typologie de clientèle, attentes en matière de parcours bien-être, objectifs de rentabilité, contraintes architecturales et contraintes d’exploitation. Les choix d’équipements et la conception de l’espace bien-être découlent directement de ces paramètres.
Ce que Kogis met concrètement en œuvre sur les projets d’espaces bien-être hôteliers
● Installation sans génie civil : solutions modulaires adaptées aux hôtels, sans travaux de maçonnerie lourds, avec un impact réduit sur le site et les délais.
● Mise en service rapide (4 à 6 semaines) : accélération du time-to-revenue par rapport à une installation traditionnelle.
● Optimisation de la gestion de l’eau : systèmes conçus pour réduire les consommations et simplifier l’exploitation quotidienne.
● Performance énergétique intégrée : conception orientée maîtrise des coûts d’exploitation (récupération de chaleur, pilotage intelligent).
● Matériaux durables et adaptés à l’hôtellerie : résistance à l’humidité, durabilité et cohérence avec les enjeux RSE.
● Accompagnement de bout en bout : un interlocuteur unique de la conception à la mise en exploitation.
Chaque projet débute par un échange de cadrage permettant d’évaluer la faisabilité, les contraintes et le potentiel de valorisation d’un espace bien-être hôtelier.
Cet échange initial est gratuit et sans engagement.

