Fuir la ville : de nouveaux territoires mixtes boulot, dodo, repos

Extrait de l'article du rédigé par TourMag, relayé par Stratégie Hôtel.

La crise du Covid n’a pas forcément provoqué des révolutions dans les comportements et pratiques touristiques. On en reparlera très souvent. Mais, il est un domaine dans lequel on sent indéniablement un frémissement capable d’annoncer une vague profonde dans les années à venir. C’est celui concernant un exode prochain vers d’autres territoires qui, par la même occasion, changeront de physionomie.

Le confinement a indéniablement créé un départ inhabituel vers des régions plus accueillantes où les Français possédaient résidences secondaires et familiales.

Aussitôt, les medias ont parlé en chœur d’exode massif et de prise d’assaut des territoires ruraux par des urbains stressés, désireux d’échapper à un enfermement annoncé particulièrement nocif pour leur santé physique et mentale.

Pire, d’aucuns ont cru déceler dans cet événement particulièrement inédit, un tremblement de terre immobilier. Selon l’opinion dominante, les tarifs des villes s’effondraient et ceux des campagnes flambaient.

En effet, si l’on regarde de près les chiffres des chambres de notaires, la réalité est la suivante :

A Carnac, les dernières statistiques montrent que le prix des appartements anciens est de 4450 € / m2, soit une augmentation de plus de 16 % sur un an. Celui des maisons anciennes est en moyenne de 400.000 €, soit plus de 2.8% sur un an. Et c’était avant l’été.

A Bordeaux, on observe aussi une hausse de 164% sur la recherche de biens immobiliers aérés, si possible dotés d’un jardin ou d’un balcon. Mieux, dans cette ville classée parmi les villes où il fait bon vivre, selon l’étude de SeLoger.com, la demande de locations a augmenté de 34%.

Autre indice enfin : D’une manière générale, pour combler une carence en mètres carrés, les requêtes des Français portant sur des maisons ont progressé de 25 % par rapport à 2019, notamment vers des régions agréables à vivre : campagne, moyenne montagne et surtout bords de mer. (une enquête de SettleSweet indique que 36% des personnes souhaitant déménager pour raisons professionnelles choisiraient le bord de mer.)

– Enfin, une enquête Ifop de 2019 indique que : bien avant le confinement, environ un tiers des urbains déclarent vouloir quitter la ville et que les jeunes sont plus désireux que la moyenne de déménager. Ils 65 % des moins de 35 ans dans ce cas.

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