Restauration : se digitaliser pour ne pas fermer

Extrait de l'article du rédigé par L’hôtellerie-restauration.fr, relayé par Stratégie Hôtel.

Il faut réinventer une offre à emporter, à livrer’, selon Jonathan Jablonski, président du Leaders club de France

À l’initiative du Leaders Club et du Club de la franchise, un échange a réuni, le 5 novembre, plusieurs experts de la digitalisation des restaurants pour une démonstration évidente : le Covid-19 aura été un phénoménal accélérateur de nouveaux usages, irréversibles, dans la restauration. “En mars, après une période de repli, la restauration était en demande d’innovation. Des groupes comme Agapes, Quick, Prêt A Manger …cherchaient des solutions pour proposer de la vente à emporter afin de ne pas fermer”, se souvient Justin Waneck, directeur commercial chez Innovorder, une société de e-commerce.

Un constat que confirme Yves Sassi, président du Club de la franchise : “Après la sidération, la volonté de rouvrir s’est vite imposée. Des restaurants ont été fermés pendant deux mois. C’est une erreur ! Il faut passer dans son entreprise, retirer le courrier sous la porte, ne pas laisser le client sans communication, au risque de le voir prendre d’autres habitudes.”

Pour maintenir un peu d’activité, Justin Waneck ne voit pas d’autre solution que les canaux digitaux : “La bascule est forte vers le e-commerce et peut facilement s’articuler entres les agrégateurs : UberEats, Deliveroo… mais aussi en marque blanche, sur son propre site internet, pour conserver la main sur sa communication, son carnet d’adresses.” Florence Berger,manager chez Food Service Vision, relève des chiffres frappants : “La livraison et la vente à emporter ont représenté 51 % de l’activité des restaurateurs cet été. Le click & collect est passé de 26 à 31 % entre mars et juin, à la réouverture.”

Cibler d’autres clients

“Je ne savais pas ce que je voulais, en dehors de plus de chiffre d’affaires. Je connaissais mes clients. J’en cherchais de nouveaux sans succès, avec les vieilles méthodes comme la vaine distribution de flyers”, explique Olivier Guez, de La Bibimerie à Paris (Xe). Le restaurateur qui a donc contacté la société de communication digitale Malou pour augmenter son activité. “Par la construction de contenus, le marketing digital, le click & collect, Malou a ciblé et touché d’autres clients : ceux qui travaillent dans le quartier, qui vont au théâtre, qui aiment notre type de cuisine…”

Louiza Hacene, fondatrice et PDG de Malou, précise l’action qu’elle a menée auprès du restaurateur : “Nous avons mieux référencé La Bibimerie, avec une compréhension de son activité puis l’élaboration de mots-clés. Par exemple, on sait que ‘pizza’ est beaucoup plus recherché que ‘restaurant italien’ ou ‘trattoria’. Nous avons aussi agi sur les stratégiques avis de clients.”

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